Grâce à la cotation, Manitou a divisé par trois le taux de défauts

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Laurent Gobinet, directeur achats Télescopiques de Manitou

Représentant près des deux tiers du chiffre d’affaire total du groupe Manitou, les chariots tout-terrain et les nacelles élévatrices constituent la principale division de

Laurent Gobinet, directeur achats Télescopiques de Manitou
la société familiale basée à Ancenis. L’an passé, ces achats ont représenté 463 millions d’euros, « essentiellement réalisés autour des sites d’assemblage », explique Laurent Gobinet, le directeur des achats. Le développement d’écosystèmes autour de chaque usine est au cœur de la stratégie du constructeur. Il exploite quatre sites dans l’Ouest, à Ancenis (44), Beaupréau et Candé (49) et Laillé (35).

La découpe ainsi que la mécano-soudure des châssis et des flèches constituent le principal poste de sous-traitance, devant les cabines, les vérins, les contrepoids ou encore les faisceaux électriques ou les éléments de plasturgie. Dans l’Ouest, environ 200 fournisseurs travaillent pour Manitou. « Notre politique d’achat, commente Laurent Gobinet, a pour ambition de développer la performance de nos fournisseurs et la création de valeur ». Exemple, la mise en œuvre en 2011 d’une cotation basée sur des mesures trimestrielles, suivie de plans d’action. En l’espace de cinq ans, Manitou est parvenu à enregistrer des améliorations très significatives. Le taux de défauts par million a ainsi été divisé par trois, chutant de 9000 à moins de 3000. Le taux de service (pièces livrées à l’heure) est quant à lui passé de 70 % à 92 % suite notamment à l’optimisation des flux logistiques.

Dans un esprit collaboratif, le constructeur d’engins de manutention associe ses fournisseurs au processus de développement de ses machines. Cette proximité ne l’empêche pas d’être très vigilant sur les taux de dépendance, avec des seuils de 15 % – 20 % à ne pas dépasser. D’autant plus que les marchés de l’agriculture, de la construction et de l’industrie, où se trouvent les clients de Manitou, sont des plus cycliques.

« Avec nos fournisseurs, notre démarche s’inscrit dans la durée, déclare le directeur des achats. Nous avons beaucoup travaillé avec eux la réduction des coûts. Nous négocions ainsi les achats d’acier en globalisant les volumes de nos différents sous-traitants. Mais nous n’exigeons par le prix pour le prix ; il est important que nos fournisseurs génèrent de la marge. En les aidant à optimiser leurs coûts, nous les aidons à générer de la marge afin qu’ils puissent réinvestir et nous accompagner dans le développement de nos gammes et de nos marchés. »

MEX : Vigilance sur les taux de dépendance, avec des seuils de 15 % – 20 % à ne pas dépasser.